Étude de cas Treegram · Interopérabilité BIM
Construire un produit d’interopérabilité BIM entre CAO, 3D et web.
En tant qu’ingénieur fondateur chez Treegram, j’ai travaillé sur une plateforme logicielle BIM conçue pour rendre des données de maquettes fragmentées exploitables depuis des outils desktop, des interfaces web et des automatisations métier.
- Rôle
- Ingénieur fondateur
- Domaine
- BIM · CAO · Technologie de la construction
- Périmètre produit
- Natif · Web · Scripting
01 / Le défi
Le problème n’était pas de créer une visionneuse 3D de plus.
Les équipes d’architecture, d’ingénierie et de construction décrivent un même bâtiment avec des outils, des schémas de données et des vocabulaires métier différents. La collaboration se bloque lorsque l’information ne franchit pas correctement ces frontières ou ne peut pas être adaptée à la décision à prendre.
L’enjeu produit de Treegram consistait à rendre les données BIM consultables et actionnables sans imposer un environnement de création unique à tous les participants. Il fallait relier de grandes maquettes natives, un accès web, des intégrations CAO et BIM, ainsi que des contrôles reproductibles issus de vrais workflows de construction.
02 / Architecture produit
Un même produit, trois leviers complémentaires.
Le travail reliait les fondations de données des maquettes aux interfaces et à l’automatisation. Chaque couche traitait une partie différente du problème de collaboration.
Une couche de données exploitable
Lire, organiser et filtrer les informations des maquettes afin que les équipes puissent inspecter les données, créer des vues métier et alimenter d’autres outils, au lieu de traiter un fichier BIM comme un objet fermé.
Des interfaces natives et web
Une visionneuse DirectX native répondait aux workflows de grandes maquettes, tandis qu’une visionneuse WebGL rendait les informations du projet accessibles dans le navigateur. Les intégrations couvraient notamment Digital Project, 3DEXPERIENCE, AutoCAD, Revit et Rhino.
Une automatisation maîtrisée par les spécialistes
TreegramScripts exposait les métrés, la détection de conflits et des opérations répétables sous forme de scripts, pour permettre aux ingénieurs de transformer leurs règles métier en workflows réutilisables à chaque évolution des maquettes.
03 / Recherche publiée
Faire des requêtes BIM des briques de collaboration.
Le problème d’ingénierie est aussi devenu une question de recherche. L’article évalué par les pairs « A query-based framework to improve BIM multi-domain collaboration » étudie les différences sémantiques entre métiers, l’hétérogénéité des schémas de données et le faible niveau de coopération numérique comme obstacles au travail BIM multidisciplinaire.
L’article propose d’utiliser les requêtes BIM comme briques collaboratives réutilisables. Il a été coécrit avec Léa Sattler, Samir Lamouri, Robert Pellerin, Virginie Fortineau et Thomas Maigne, puis publié dans Enterprise Information Systems après son acceptation en 2020.
Lire l’article scientifique04 / Enseignements d’ingénierie
Ce que j’ai réutilisé dans mes produits d’entreprise suivants.
L’interopérabilité est une frontière produit.
Un connecteur ne suffit pas. Une interopérabilité utile conserve le sens et présente à chaque métier la bonne partie de l’information pour sa décision.
La performance détermine qui peut participer.
Les grandes maquettes, les logiciels de création natifs et les navigateurs imposent des contraintes différentes. L’architecture doit respecter chaque environnement plutôt que masquer tous les workflows derrière une interface unique.
Les experts métier ont besoin d’un levier contrôlé.
Les scripts et les requêtes réutilisables deviennent réellement utiles lorsque les spécialistes peuvent exprimer leurs contrôles et transformations sans perdre la gouvernance, la reproductibilité ni la traçabilité.
05 / Sources
Les preuves publiques derrière ce récit.
Ces sources indépendantes et officielles documentent la recherche, la reconnaissance publique et le domaine actuel du produit. Aucune donnée client privée n’est utilisée ici.